il faudra s'adresser à :
http://nantesconstituante.eklablog.com/
vendredi 28 décembre 2018
vendredi 21 septembre 2018
Il y a deux cent seize ans, la République
Pour
la première fois en France, le 22 septembre 1792 le mot République a
été prononcé et utilisé dans son sens actuel : la Chose Publique voulue
par le Peuple pour le Peuple. Justement pas comme l'abbé Sieyès
concevait la démocratie, c'est-à-dire gouvernement de Tous par
Quelques-uns : c'est exactement ce qu'il préconisa le 7 septembre 1789.
Il
est bon d'y revenir aujourd'hui, alors que nous célébrons cette
commémoration avec toute la pompe dont nous, simples citoyens, serons
capables. Bien entendu, le régime qui a pris les commandes depuis des
années maintenant se gardera d'en faire mention. Le 22 septembre 2018, comme les journées équivalentes depuis la création de l'APUC, des personnes iront devant la plaque commémorant cet évènement si important aux Tuileries, à Paris, se recueillir et prononcer quelques mots afin que la graine ne meure pas.
La
veille, une délégation du Cercle de Nantes de l'APUC a pris la peine
d'enregistrer une émission rappelant tous ces faits, sur la radio locale Jet FM émettant sur la fréquence 91,2 MHz.
Afin
de préparer cette émission, voici in extenso quelques dates qui
jalonnèrent les péripéties des Républiques en France. Il paraît
nécessaire de les rappeler, car quand le peuple s'empare de sa destinée,
c'est une démarche difficile et semée d'embûches. Certains, et ce n'est pas d'hier, veilleront à garder la mainmise sur la destinée des citoyens dont ils ne reconnaissent aucun droit s'il a le malheur d'empiéter sur leur emprise financière, juridique, commerciale, politique, linguistique.... on a l'impression d'assister en pire à une rediffusion du monologue de Figaro tant il en reste peu.
En fait, il est assez clair que les données ont changé à l'échelle mondiale en raison d'une option prise à Londres par Cromwell le Jeune au XVIIe siècle. Étonnant, non ? Ou peut-être pas, finalement.
En fait, il est assez clair que les données ont changé à l'échelle mondiale en raison d'une option prise à Londres par Cromwell le Jeune au XVIIe siècle. Étonnant, non ? Ou peut-être pas, finalement.
La
chronologie de la République
1789
—
mars-avril les représentants
aux États-Généraux sont désignés (1200 pour toute la France), et
simultanément sont rédigés les cahiers de doléances.
—
4 mai la séance est ouverte,
les députés sont là par ordres
—
11 juin l'abbé Jallet, puis
de plus en plus d'autres, petits prêtres très pauvres ou grands
opportunistes comme La Fayette, se joignent au Tiers État
—
20 juin les députés, chassés
courtoisement de la salle des Menus Plaisirs, se réunissent dans
celle du Jeu de Paume, et prêtent serment de ne pas se séparer
avant d'avoir donné une Constitution à la France
—
14 juillet la Bastille est
prise, les armes distribuées
—
4 août tous les privilèges
sont apparemment abandonnés ( ce sera effectif par un décret du 17
juillet 1793, qui les abolira définitivement sans contrepartie)
—
6 octobre le roi et
l'assemblée sont forcés de s'installer à Paris
1790
—
14 juillet fête de la
fédération des milices bourgeoises de France (la commémoration de
cet évènement sera plus tard le prétexte (!) à une fête
nationale)
1791
—
21 juin, le roi fuit pour
rejoindre des émigrés : arrêté à Varennes en Argonne, il revient
à Paris le lendemain
—
8 juillet, au Cercle Social,
Condorcet déclame "De la République, ou un roi est-il
nécessaire à l'établissement de la liberté ?"
—
14 juillet, pendant que le roi
est innocenté (?) par l'assemblée, des pétitionnaires se
réunissent au Champ de Mars pour réclamer sa déchéance : le 17 La
Fayette leur fait tirer dessus
—
30 septembre le roi a prêté
serment sur la nouvelle constitution, la Constituante se sépare
—
1er octobre début de
l'assemblée législative (composée de nouveaux venus, monarchistes
du bout des lèvres ou pas ET fidèles à la constitution)
1792
—
dès le 2 janvier, Robespierre
à la tête des Jacobins fustige les Feuillants comme Brissot qui
veulent la guerre extérieure pour des motifs de politique intérieure
—
20 avril la guerre contre
l'Autriche est votée (unanimité moins 7)
—
25 juillet le manifeste de
Brunswick chef des troupes étrangères déclenche la demande de
déchéance du roi par les sections parisiennes
—
10 août, devant le statu
quo qui se prolonge, les Parisiens envahissent les Tuileries, le
roi se réfugie à l'assemblée qui prise de court, déclare la
constitution basée sur la royauté comme Exécutif caduque, et
décrète l'élection au suffrage universel d'une Convention chargée
de rédiger carrément une nouvelle Constitution
—
20 septembre, les soldats
français très motivés font reculer à Valmy la coalition disparate
des Austro-Hongrois et des Prussiens, soldats de métier sans idéal
—
21 septembre, à sa première
séance, la Convention décrète l'abolition de la royauté à
l'unanimité des 300 membres
—
22 septembre, sur proposition
de Billaud-Varenne les actes seront datés de l'An I de la République
, dont le nom apparaît enfin en ce Premier Vendémiaire d'un nouveau
calendrier. La République sera de fait dissoute par l'Empire le 18
mai 1804.
1848
—
24 février naissance de la
Deuxième République, qui sera abolie par le coup d'État de
Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, et son intronisation
un an plus tard comme empereur
1875
—
30 janvier la république est
rétablie vraiment par l'amendement Henri Wallon :
« le
président de la République est élu à la majorité absolue des
suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en
Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est
rééligible »
Victoire
bien courte : 353 pour, 352 contre.
1940
—
le 10 juillet une parenthèse
s'ouvre dans la République, les parlementaires de l'époque donnant
tous pouvoirs à un vieux maréchal, mais ce n'est qu'une parenthèse
refermée avec l'arrivée de de Gaulle le 7 avril 1944 à Bayeux, où
il déclare que la République n'a jamais cessé d'être.
dimanche 25 mars 2018
Le Peuple est constitué, qu'il fasse une nouvelle Constitution
Le Peuple POSSÈDE le Pouvoir. Il le possède, en tant qu'entité
supérieure, en son entier, car selon l'article 3 de la Déclaration des
Droits de l'Homme de 1789 (le sexe n'y change rien, bien entendu) :
Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Cet article est l'application de la déclaration de la Convention :
Cela implique que SEUL, en son ENTIER, le Peuple incarne la souveraineté nationale, celle qui est reconnue par les autres Nations, et qui est la base de toutes les lois, y compris les Constitutions.
Le Peuple décide de son destin en étant la cheville maîtresse de la rédaction de la Constitution, dont il discute et amende chaque proposition : des rédacteurs choisis par Lui parmi toutes les couches de la société (sur la base du volontariat) s'assureront de la cohérence entre les dispositions, et feront entériner ces ajustements entre eux. Puis le Peuple en son entier décidera de la validité de l'ensemble, grâce à un référendum solennel.
Cette base acquise et acceptée par tous, pour avoir pu être discutée par tous, le Peuple délègue souverainement le fonctionnement des institutions, avec dans cette idée que tout blocage majeur de ces institutions ne peut être dénoué que par Lui-même.
Le président devrait, dans l'esprit de la République Française, n'être qu'un arbitre pour les cas ordinaires entre les différents Pouvoirs :
— le Législatif délégué par le Peuple FAIT les lois du Peuple, pour le Peuple et peut à tout moment être récusé par le Peuple en son entier, ou nominativement en cas de faute grave dans son mandat.
— l'Exécutif exécute et met en pratique dans le détail ce que les représentants du Peuple (et pas de lobbies) ont décidé pour le bien de tous.
— le Judiciaire veille à la droiture des personnes physiques ou morales dans le cadre des lois votées par le Législatif.
— le Monétaire, représenté par une entité nommée Banque de France, a pour mission de surveiller cet OUTIL qu'est la monnaie, siègent à son conseil d'administration des représentants de la société civile non banquiers, des parlementaires à tour de rôle, un représentant du gouvernement et un économiste qui n'a qu'une voix comme les autres membres. Ce Conseil d'Administration a dans son esprit que toute spéculation et manœuvre sur la Monnaie est un crime majeur assimilé à un meurtre avec préméditation.
— l'Informatif rapporte au Peuple ce qui est fait sans le déformer, sans en cacher une partie, et a le droit plein et entier de commenter pour expliquer, voire donner des OPINIONS présentées pour telles.
Plus que jamais, chaque membre du Peuple doit savoir qu'il est un acteur essentiel de la bonne marche de la vie en commun. Quant aux relations avec les autres Nations, elles sont basées sur le même principe : la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres, et "nul ne peut faire à autrui ce qu'il ne voudrait pas que celui-ci lui fasse."
Cette dernière partie de la phrase pointe expressément des pratiques que plusieurs États OXYDANTaux ont eu vis-à vis d'autres États dans le passé, ou aujourd'hui encore. On se souvient trop de ce qu'ont fait en Afrique par le passé des Jules Ferry, des Léopold II, des Mussolini, mais aussi avec une grande constance pratiquement tous les premiers ministres britanniques un peu partout dans le monde. Plus malins encore, aujourd'hui ceux-ci délèguent souvent cette tâche à leurs proconsuls à Washington, Ottawa, Bruxelles-OTAN, Canberra, Tôkyô....
Pour conclure, rappelons-nous, et APPLIQUONS, cet article 35 de la Déclaration de 1793 (celle dont on parle beaucoup moins) :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Cet article est l'application de la déclaration de la Convention :
Déclaration du 25 septembre 1792
La Convention nationale déclare que la République française est une et indivisible.Cela implique que SEUL, en son ENTIER, le Peuple incarne la souveraineté nationale, celle qui est reconnue par les autres Nations, et qui est la base de toutes les lois, y compris les Constitutions.
Le Peuple décide de son destin en étant la cheville maîtresse de la rédaction de la Constitution, dont il discute et amende chaque proposition : des rédacteurs choisis par Lui parmi toutes les couches de la société (sur la base du volontariat) s'assureront de la cohérence entre les dispositions, et feront entériner ces ajustements entre eux. Puis le Peuple en son entier décidera de la validité de l'ensemble, grâce à un référendum solennel.
Cette base acquise et acceptée par tous, pour avoir pu être discutée par tous, le Peuple délègue souverainement le fonctionnement des institutions, avec dans cette idée que tout blocage majeur de ces institutions ne peut être dénoué que par Lui-même.
Le président devrait, dans l'esprit de la République Française, n'être qu'un arbitre pour les cas ordinaires entre les différents Pouvoirs :
— le Législatif délégué par le Peuple FAIT les lois du Peuple, pour le Peuple et peut à tout moment être récusé par le Peuple en son entier, ou nominativement en cas de faute grave dans son mandat.
— l'Exécutif exécute et met en pratique dans le détail ce que les représentants du Peuple (et pas de lobbies) ont décidé pour le bien de tous.
— le Judiciaire veille à la droiture des personnes physiques ou morales dans le cadre des lois votées par le Législatif.
— le Monétaire, représenté par une entité nommée Banque de France, a pour mission de surveiller cet OUTIL qu'est la monnaie, siègent à son conseil d'administration des représentants de la société civile non banquiers, des parlementaires à tour de rôle, un représentant du gouvernement et un économiste qui n'a qu'une voix comme les autres membres. Ce Conseil d'Administration a dans son esprit que toute spéculation et manœuvre sur la Monnaie est un crime majeur assimilé à un meurtre avec préméditation.
— l'Informatif rapporte au Peuple ce qui est fait sans le déformer, sans en cacher une partie, et a le droit plein et entier de commenter pour expliquer, voire donner des OPINIONS présentées pour telles.
Plus que jamais, chaque membre du Peuple doit savoir qu'il est un acteur essentiel de la bonne marche de la vie en commun. Quant aux relations avec les autres Nations, elles sont basées sur le même principe : la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres, et "nul ne peut faire à autrui ce qu'il ne voudrait pas que celui-ci lui fasse."
Cette dernière partie de la phrase pointe expressément des pratiques que plusieurs États OXYDANTaux ont eu vis-à vis d'autres États dans le passé, ou aujourd'hui encore. On se souvient trop de ce qu'ont fait en Afrique par le passé des Jules Ferry, des Léopold II, des Mussolini, mais aussi avec une grande constance pratiquement tous les premiers ministres britanniques un peu partout dans le monde. Plus malins encore, aujourd'hui ceux-ci délèguent souvent cette tâche à leurs proconsuls à Washington, Ottawa, Bruxelles-OTAN, Canberra, Tôkyô....
Pour conclure, rappelons-nous, et APPLIQUONS, cet article 35 de la Déclaration de 1793 (celle dont on parle beaucoup moins) :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
mercredi 21 février 2018
Le 4 février 2008, les Parlementaires assassinent la démocratie
Il y a dix ans, le 4 février 2008, la majorité des parlementaires trahissaient le Peuple français avec le Traité de Lisbonne
Source : Association Pour Une Constituante

Dans ses Mémoires, de Gaulle avait évoqué la Constituante de 1945 en précisant clairement que « La souveraineté du peuple, formellement établie au-dessus de l’Assemblée, allait, en dernier ressort, décider des institutions » par référendum, s’inscrivant de cette façon dans la continuité de notre première constitution républicaine, celle de 1793, qui instituait dans son article 25 que « La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable ».
La ratification par voie parlementaire du Traité de Lisbonne, jumeau du Traité Constitutionnel Européen refusé par le Peuple français en 2005 par référendum, constitue bien un véritable coup d’État, un acte antirépublicain et contre-révolutionnaire.
mardi 21 mars 2017
L'APUC se positionne à nouveau sur la pertinence d'une présidentielle
18 mars 2017 : tous les candidats sont connus. Au-delà des manifestations et des meetings, agir pour une Constituante.
Alors
que Jean-Luc Mélenchon appelle à une manifestation le samedi 18 mars à
la Bastille, certains citoyens nous demandent à nouveau pourquoi
l’Association pour une Constituante ne se joint pas au mouvement.
Certains vont même jusqu’à nous sommer de le faire. Drôle de manière
d’être insoumis !
Quitte à nous répéter, nous tenons à réaffirmer notre position.
Seule une démarche cohérente dans ses objectifs, ses moyens et ses valeurs, est porteuse d’avenir. Or, l’élection présidentielle, personnalisante et clivante par nature, est selon nous contradictoire avec la refondation de la démocratie, qui est par essence collective et rassembleuse. Il ne suffit pas à tel ou tel candidat de se dire porte-parole du peuple pour l’être, il ne suffit pas de brandir des drapeaux tricolores pour résumer à soi seul la nation dans un seul bulletin de vote. Notre objectif est la reconstitution du peuple au-delà des affrontements partisans. Ce n’est pas que nous soyons favorables ou hostiles à tel ou tel programme. Simplement, nous ne posons pas notre action sur ce terrain-là.
Appeler à une 6ème République n’est pas crédible, en finir avec la « monarchie présidentielle » n’est pas crédible, si ces appels sont lancés au milieu des chausse-trapes inhérentes à une campagne présidentielle (suivisme sondagier, peopolisation, embrigadement des électeurs, etc.). L’enrégimentement inévitable dans une campagne présidentielle caractérise une démarche qui s’affirme sur une contradiction : libérer les citoyens en exigeant d’eux qu’ils accordent un chèque en blanc à un seul homme dont on attend – par quel miracle ? – qu’il échappe aux défauts de ceux qui l’ont précédé. Combien de candidats, depuis le début de cette campagne électorale absurde, ont-ils affirmé « vouloir le pouvoir pour nous le rendre » ? Combien avant eux avaient dit la même chose ? Au-delà de la cohérence intellectuelle, de l’exigence morale et du courage dans l’humilité que demande une telle démarche, chacun doit se demander si l’implacable logique institutionnelle donne une quelconque crédibilité à cette proclamation. Il est stérile de vouloir conquérir la liberté avec des instruments liberticides.
Nous considérons que le combat pour le changement institutionnel doit être l’œuvre du peuple tout entier au travers d’une Constituante élue au suffrage universel. Il n’est pas question qu’un candidat quelconque donne par avance la réponse institutionnelle.
La sincérité dans l’appel à une Constituante implique d’affirmer avec la plus grande fermeté que celle-ci ne saurait résulter de l’élection présidentielle. En effet, ce scrutin mélange adhésion à un personnage, programme présidentiel et, dans le cas précis, appel à une Constituante. Elle lie donc le soutien à la Constituante au soutien à un programme. Elle n’est donc pas rassemblement du peuple, mais rassemblement autour d’options, justes ou pas. Sa légitimité est liée à celle d’un programme et son influence au score d’une personnalité. Elle serait donc inévitablement octroyée par le vainqueur et non conquise par le peuple.
Si le thème de la Constituante a pris de l’ampleur, c’est au travers des multiples initiatives citoyennes qui se développent et se cherchent un peu partout en France. Il n’est pas question d’en chercher la valeur dans l’élection phare d’un système moribond, mais dans la reconstruction de la démocratie autour des mouvements de citoyens libres et hors des contraintes européennes ou nationales pour qui le peuple n’est qu’un être dont elles nient la souveraineté.
Seule une démarche cohérente dans ses objectifs, ses moyens et ses valeurs, est porteuse d’avenir. Or, l’élection présidentielle, personnalisante et clivante par nature, est selon nous contradictoire avec la refondation de la démocratie, qui est par essence collective et rassembleuse. Il ne suffit pas à tel ou tel candidat de se dire porte-parole du peuple pour l’être, il ne suffit pas de brandir des drapeaux tricolores pour résumer à soi seul la nation dans un seul bulletin de vote. Notre objectif est la reconstitution du peuple au-delà des affrontements partisans. Ce n’est pas que nous soyons favorables ou hostiles à tel ou tel programme. Simplement, nous ne posons pas notre action sur ce terrain-là.
Appeler à une 6ème République n’est pas crédible, en finir avec la « monarchie présidentielle » n’est pas crédible, si ces appels sont lancés au milieu des chausse-trapes inhérentes à une campagne présidentielle (suivisme sondagier, peopolisation, embrigadement des électeurs, etc.). L’enrégimentement inévitable dans une campagne présidentielle caractérise une démarche qui s’affirme sur une contradiction : libérer les citoyens en exigeant d’eux qu’ils accordent un chèque en blanc à un seul homme dont on attend – par quel miracle ? – qu’il échappe aux défauts de ceux qui l’ont précédé. Combien de candidats, depuis le début de cette campagne électorale absurde, ont-ils affirmé « vouloir le pouvoir pour nous le rendre » ? Combien avant eux avaient dit la même chose ? Au-delà de la cohérence intellectuelle, de l’exigence morale et du courage dans l’humilité que demande une telle démarche, chacun doit se demander si l’implacable logique institutionnelle donne une quelconque crédibilité à cette proclamation. Il est stérile de vouloir conquérir la liberté avec des instruments liberticides.
Nous considérons que le combat pour le changement institutionnel doit être l’œuvre du peuple tout entier au travers d’une Constituante élue au suffrage universel. Il n’est pas question qu’un candidat quelconque donne par avance la réponse institutionnelle.
La sincérité dans l’appel à une Constituante implique d’affirmer avec la plus grande fermeté que celle-ci ne saurait résulter de l’élection présidentielle. En effet, ce scrutin mélange adhésion à un personnage, programme présidentiel et, dans le cas précis, appel à une Constituante. Elle lie donc le soutien à la Constituante au soutien à un programme. Elle n’est donc pas rassemblement du peuple, mais rassemblement autour d’options, justes ou pas. Sa légitimité est liée à celle d’un programme et son influence au score d’une personnalité. Elle serait donc inévitablement octroyée par le vainqueur et non conquise par le peuple.
Si le thème de la Constituante a pris de l’ampleur, c’est au travers des multiples initiatives citoyennes qui se développent et se cherchent un peu partout en France. Il n’est pas question d’en chercher la valeur dans l’élection phare d’un système moribond, mais dans la reconstruction de la démocratie autour des mouvements de citoyens libres et hors des contraintes européennes ou nationales pour qui le peuple n’est qu’un être dont elles nient la souveraineté.
André Bellon
dimanche 8 janvier 2017
De Denys Renaud - la légalité des "Primaires" des grands partis terriblement en question
Les « Primaires » à la française : un coup de boutoir insidieux dans nos institutions, mais
Quid de leur légalité ?
L’instauration
subreptice des « Primaires » dans la scène politique constitue dans
leurs formes comme dans leur organisation une pratique
extra-institutionnelle inédite qui non seulement pose problème sur
leurs conséquences dans la vie publique à terme, mais interroge aussi
tant sur leur légalité que sur leur légitimité.
Cette
intrusion progressive revient à modifier nos institutions par la bande,
sans débat public, sans bilan critique, et, bien sûr, sans consultation
des citoyens, ce qui aboutit à utiliser de plus en plus la pratique du « fait accompli » comme méthode de réforme.
D’autres
exemples récents comme le « pseudo-référendum » concernant le projet
d’aéroport à Notre-Dame-des -Landes, limité à un seul département,
annoncé d’ailleurs comme dépourvu de caractère contraignant, mais
surtout totalement inconstitutionnel contribue à banaliser de façon
inquiétante la mise en place de pratiques illégales.
Des
exemples antérieurs comme le référendum sur le quinquennat organisé à
la sauvette, sans débat public, au retour des vacances en septembre
2002, ou bien l’inversion du calendrier électoral de 2002 par Lionel
Jospin, avaient initié cette habitude de plier et tordre les
institutions selon les besoins immédiats du moment sans égards pour
leurs conséquences à long terme.
Cependant
avec l’établissement de ces « Primaires » ce n’est pas seulement le
problème de la légitimité qui est posé mais bien celui de la légalité
de leur organisation et de leur déroulement.
Une formation politique peut-elle utiliser les listes électorales des mairies pour organiser la désignation de son candidat ?
Les formations politiques ont-elles le droit d’organiser des primaires ouvertes à tous les électeurs ?
Les formations politiques ont-elles le droit d’organiser un vote payant ?
La circulaire du ministère de l’intérieur du 22 février 2016 rendant les mairies « libres
d’accepter ou non les demandes émises par les partis politiques de mise
à disposition de locaux ou de personnels communaux, de fournir les
isoloirs et les urnes voire l’utilisation des panneaux d’affichage
municipaux... », tout ceci étant laissé à leur appréciation ne
semble pas avoir d’assise juridique bien solide car elle établit
l’inégalité de fait en fonction des options personnelles ou des humeurs
des édiles locaux. D’autre part on peut considérer que s’agissant de
locaux et de matériel officiels de la République, ils ne peuvent servir
à une même utilisation électorale par des organisation partisanes.
Les
formations politiques désirant recourir à des élections primaires
devraient normalement les organiser avec leur propre matériel
électoral, dans des bâtiments leur appartenant, ou dans des bâtiments
non officiels loués à cet effet. Elles devraient réserver le vote à ses
adhérents et éventuellement à ses sympathisants d’après les listes
qu’elles détiennent sans mettre à contribution ni personnel ni matériel
communaux.
Toutes ces
pratiques illégales qui finissent par s’imposer par le fait accompli et
se multiplient aujourd’hui relèvent plus d’une culture « putschiste »
que d’une culture républicaine. Comme pour le déni de démocratie suite
au référendum de 2005, et le véritable coup d’état du traité de
Lisbonne, mais aussi la réforme territoriale arbitraire, elles
traduisent avant tout un profond mépris du peuple.
Symptôme
du délitement de nos institutions, le peu de réaction qu’elles
suscitent révèlent en même temps un état d’affaiblissement inquiétant
du corps social et politique de notre pays.
Plus que jamais l’élection d’une assemblée constituante semble indispensable.
Denys Renaud - cercle Pour Une Constituante de Nantes
samedi 17 décembre 2016
La mondialisation néolibérale (dénoncée par le Pardem)
Jacques Nikonoff
14 juillet 2016.
Nous
sommes aujourd’hui le 14 juillet. C’est la Fête nationale, en France,
en référence au 14 juillet 1789, date de la prise de la Bastille. Il me
parait important de rappeler la signification particulière de cette
journée.
C’est
le jour symbolique qui a entraîné la fin de la monarchie absolue. À
notre époque, une nouvelle Bastille reste à abattre, c’est la
mondialisation néolibérale et les 3 piliers sur lesquels elle repose :
- Le libre-échange.
- La globalisation financière.
- Les institutions multilatérales comme le FMI, l’OMC, la Banque mondiale ou l’Union européenne.
Car cette mondialisation-là, c’est celle du chômage, de la précarité, de la destruction de la planète.
Abattre cette nouvelle Bastille qui emprisonne les peuples, cela s’appelle la démondialisation.
C’est la révolution contemporaine qui nous appelle, à laquelle je vous appelle.
Au XVIIIe siècle, régnant sur son royaume au moyen du droit divin, le monarque était le représentant de Dieu sur terre.
Au XXIe siècle, aujourd’hui, le monarque de droit divin a été remplacé par le marché et les firmes multinationales.
Au XVIIIe siècle, la Révolution a opéré un transfert de souveraineté : du monarque, vers le peuple.
Au XXIe siècle, la révolution doit redonner le pouvoir au peuple.
Au XVIIIe siècle, le royaume est devenu la nation, et les sujets sont devenus un peuple de citoyens.
Cette
conception de la nation n’a rien à voir avec du nationalisme, ni la
souveraineté avec du souverainisme, ni cette définition du peuple avec
du populisme.
Méfions-nous de ceux qui dénoncent pour un oui ou pour un non le « nationalisme », le « souverainisme » ou le « populisme ».
Parfois, ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Mais
la plupart du temps, ils cherchent à discréditer ces notions pour
laisser la place libre au marché et aux firmes multinationales.
Le nationalisme, le souverainisme et le populisme, c’est comme le cholestérol.
On sait pourtant, désormais, qu’il existe un mauvais cholestérol, et un bon cholestérol.
Et bien il existe aussi un mauvais et un bon nationalisme, un mauvais et un bon souverainisme, un mauvais et un bon populisme.
Le mauvais nationalisme, c’est prétendre que la nation dont on est membre est supérieure aux autres nations.
C’est une forme de racisme.
Une prétention.
Le
bon nationalisme, celui que je défends avec mes amis du Rassemblement
pour la démondialisation, c’est considérer que les décisions qui
concernent la nation à laquelle on appartient doivent être prises par
cette nation.
Le
mauvais souverainisme, c’est affirmer que seul l’intérêt de sa nation
compte, quel que soit l’impact des décisions prises sur les autres
nations.
Le
bon souverainisme, celui que je défends avec mes amis du Rassemblement
pour la démondialisation, c’est considérer que la souveraineté des uns
doit respecter la souveraineté des autres.
C’est une perspective universelle qui impose la coopération, l’amitié entre les peuples et non leur concurrence.
Le mauvais populisme, c’est manipuler le peuple, le flatter, utiliser la démagogie et donc finalement lui mentir.
Le
bon populisme, celui que je défends avec mes amis du Rassemblement pour
la démondialisation, c’est respecter le peuple qui doit rester le seul
souverain.
La
nation telle que je la conçois avec mes camarades du Rassemblement pour
la démondialisation, n’affirme donc aucune supériorité ethnique ou une
quelconque agressivité envers les autres peuples.
La souveraineté nationale, au sens révolutionnaire, est un principe universel.
La Révolution de 1789 ne sépare pas la formation de la conscience nationale de l’émancipation et de la liberté.
Cette
conception de la nation est porteuse d’un message émancipateur
universel qui a stimulé la maturation, ou même la naissance du combat
pour l’indépendance nationale de nombreux pays européens dès les XVIIIe et XIXe siècles.
On
ne peut ignorer, non plus, la portée immense du message de la nation
républicaine dans ce que furent les colonies, lorsqu’elles se sont
engagées dans la lutte pour leur indépendance nationale.
Ainsi conçue, la souveraineté nationale est un principe politique fondamental, universel, progressiste.
L’absence
de souveraineté populaire – pendant l’Ancien Régime, la période de
Vichy ou avec la mondialisation néolibérale - signifie la captation du
pouvoir, puisque par définition celui-ci se place en dehors du peuple.
Par
ailleurs, il ne peut y avoir de souveraineté populaire sans
citoyenneté, la citoyenneté étant la mise en œuvre de la souveraineté
populaire.
La citoyenneté se manifeste par l’exercice de droits politiques comme expression de la liberté en société.
C’est
le peuple qui fait société, au sein de la nation, association
volontaire définissant un contrat social par une Constitution de
laquelle vont découler des lois élaborées par le peuple ou ses
représentants.
La
souveraineté du peuple implique nécessairement une démocratie directe,
représentative et délégataire qui permet l’exercice de ces droits.
Une vraie citoyenneté impose une participation active à la politique :
- Conception, mise à jour et défense du contrat social incarné dans la Constitution.
- Élaboration de la loi comme expression de la volonté générale.
- Garantie de l’État de droit.
- Implication dans la délibération publique.
- Participation au suffrage universel.
Il s’agit d’autant d’éléments indissociables qui constituent les bases de la démocratie dans une visée universelle.
La vraie citoyenneté, est un engagement militant débordant les frontières de l’élite politisée.
La
vraie citoyenneté, c’est s’investir dans les structures parallèles à
l’appareil d’État que sont les syndicats, les partis, les associations,
les collectifs militants les plus divers.
Si
on se demande ce qui fait qu’un peuple est un peuple, et non simplement
une ethnie, une communauté, des croyants, les habitants d’un
territoire, des entrepreneurs, un ensemble de consommateurs : c’est la
politique.
Un peuple est politique ou n’est pas.
C’est cela que les stratégies néolibérales de mondialisation veulent détruire.
C’est tout cela qu’il faut reconstruire, et c’est mon combat.
Pour
se déployer avec toute l’ampleur souhaitable, les politiques
néolibérales avaient besoin de faire sauter les deux verrous que
représentent la souveraineté nationale et la souveraineté populaire.
Elles
y sont partiellement parvenues en faisant croire que la nation était un
cadre désuet à l’heure de l’Union européenne et de la mondialisation,
tandis que le peuple, face à la complexité croissante du monde, n’avait
aucune aptitude à s’exprimer.
On le voit aujourd’hui avec le Brexit.
Que de propos méprisants ont été tenus sur le courageux peuple Britannique !
Selon
le néolibéralisme, le marché, spontanément, aurait réponse à tout, à la
condition d’être totalement libre de ses mouvements.
Le
marché, comme nouvelle croyance magico-religieuse, surplomberait
désormais les souverainetés nationales et populaires, puisqu’il ne
permettrait pas d’autre choix.
Or,
précisément, la souveraineté nationale et la souveraineté populaire
peuvent, à tout moment, entraver cette liberté, au nom d’une liberté
supérieure, celle du peuple.
L’idéal,
pour les néolibéraux, était donc de formater les esprits en les
acclimatant peu à peu à l’idée que toute politique qui ne serait pas
néolibérale serait désormais interdite en raison de la « contrainte
extérieure » que représenterait, pour chaque nation, la mondialisation.
Aussi
incroyable que cela puisse paraître, cette stratégie des néolibéraux a
parfaitement bien fonctionné, comme en témoigne, pour ne prendre que cet
exemple, la « construction européenne » qui n’a fait que construire le
néolibéralisme à l’européenne.
C’est
pourquoi je me fixe pour objectif, avec le Rassemblement pour la
démondialisation, de faire de la souveraineté des nations et des peuples
LA question politique principale des élections de 2017, car cette
question « surplombe » toutes les autres.
C’est la liberté pour la France – comme pour chaque pays – de choisir son système culturel, économique et social.
Lutter
pour la souveraineté nationale, la souveraineté populaire et la
coopération internationale entre les peuples, c’est nécessairement
lutter contre la mondialisation néolibérale et l’Union européenne.
Les
politiques de mondialisation néolibérale ne peuvent se déployer qu’en
détruisant cette conception de la nation et du peuple issue de la
Révolution.
Le moyen principal pour y parvenir a été le cheval de Troie qu’est le système de Bruxelles, c’est-à-dire l’Union européenne.
Son
but, qui témoigne de la vraie nature de l’Union européenne, est de
soustraire à la souveraineté des nations et des peuples l’essentiel des
instruments de la politique économique, la monnaie en premier lieu.
Une nouvelle pensée magico-religieuse s’est donc installée.
C’est la croyance selon laquelle l’interdépendance des économies n’offrirait plus de « marges de manœuvre » nationales.
Elle a anesthésié les gouvernements et impressionné une partie de l’opinion publique.
C’est
pourquoi je considère qu’un gouvernement « bien intentionné » devrait
prendre des mesures unilatérales pour s’émanciper des politiques de
mondialisation néolibérale, en démondialisant.
C’est-à-dire en sortant de l’ordre néolibéral mondial.
Autrement
dit, en sortant unilatéralement de l’OTAN, du FMI, de l’OMC, de la
Banque mondiale, de l’Union européenne et de l’euro.
C’est la condition absolument nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, pour mettre un terme au chômage et à la précarité.
C’est,
en effet, le seul moyen de mener des politiques sociales,
environnementales, économiques et démocratiques favorables au peuple
français, dans une perspective universaliste.
Si vous partagez ce point de vue, engagez-vous aux côtés du Rassemblement pour la démondialisation.
Participez à la campagne.
Inscrivez-vous sur le site Internet nikonoff2017 !
mercredi 2 novembre 2016
Pour réfléchir à une nouvelle Constitution
(nouvelle mouture un peu modifiée)
la Déclaration de 1789
la Déclaration de 1793,
confirmée et complétée
par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et
devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004
précisée par cette constatation
qu'une femme et un homme ont naturellement les mêmes droits et les
mêmes devoirs.
En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal communde liberté, d'égalité
et de fraternité d'égalité,
de fraternité et de liberté et conçues en vue de leur
évolution démocratique.
Elle assure l'égalité devant la loi de tous les
citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle
respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
Cette partie est modifiée comme suit : La race humaine étant unique, la République assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
Dans cet esprit La loi s'efforce de favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est « La Marseillaise ».
La devise de la République est« Liberté, Égalité, Fraternité ».
"De l'Égalité jaillira la Fraternité, celles-ci seront les bases de la liberté"
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
par
ses représentants et par la voie du référendum
directement,
par la voie du référendum ou
par ses représentants.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être
direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution.
Il est toujours universel, égal et secret.
Le suffrage est toujours direct, universel, égal et secret.
Sont votants de plein droit et électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
partis et groupements politiques concourent à
l'expression du au débat
sur le suffrage. Ils se forment et exercent leur activité
librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté
nationale et de la démocratie.
Ils contribuent à la mise en œuvre du principe
énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions
déterminées par la loi.
La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable despartis et groupements politiques à la vie
démocratique de la Nation.
ARTICLE
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement.
Il évalue les politiques publiques.
Il comprend l'Assemblée nationale et le Sénat.
Les députés à l'Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix-sept (nombre à débattre), sont élus au suffrage direct.
Le Sénat, dont le nombre de
membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au
suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités
territoriales de la République.
Les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale
et au Sénat.
ARTICLE
Une loi organique fixe la durée des pouvoirs de chaque
assemblée l'assemblée,
le nombre de ses membres, leur indemnité, les conditions
d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des
incompatibilités.
Elle fixe également les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance du siège, le remplacement des députés ou
des sénateurs jusqu'au renouvellement général ou partiel
de l'assemblée à laquelle ils appartenaient ou leur remplacement
temporaire en cas d'acceptation par eux de fonctions
gouvernementales.
Une commission indépendante, dont la loi fixe la composition et les règles d'organisation et de fonctionnement, se prononce par un avis public sur les projets de texte et propositions de loi délimitant les circonscriptions pour l'élection des députés ou modifiant la répartition des sièges de députésou de sénateurs.
ARTICLE
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché,
arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis
par lui dans l'exercice de ses fonctions.
Aucun membre du Parlement ne peut faire l'objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du bureau de l'assembléedont il fait partie. Cette autorisation
n'est pas requise en cas de crime ou délit flagrant ou de
condamnation définitive.
La détention, les
mesures privatives ou restrictives de liberté ou la poursuite d'un
membre du Parlement sont suspendues pour la durée de la session si
l'assemblée dont il fait partie le requiert.
L'assemblée intéressée est réunie de plein droit pour des séances supplémentaires pour permettre, le cas échéant, l'application de l'alinéa ci-dessus.
Une pétition d'au moins 50 000 citoyens peut suspendre le mandat d'un député s'il outrepasse son mandat défini par son programme au moment de l'élection.
ARTICLE
Tout mandat impératif est nul.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel et lié aux grandes lignes de son engagement en tant que candidat.
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat.
ARTICLE
Le Parlement se réunit de plein droit en une session ordinaire
qui commence le premier jour ouvrable d'octobre et prend fin le
dernier jour ouvrable de juin.
Le nombre de jours de séance quechaque l'assemblée
peut tenir au cours de la session ordinaire ne peut excéder cent
vingt. Les semaines de séance sont fixées par chaque
assemblée l'assemblée.
Le Premier ministre, après consultation du président de l'assembléeconcernée, ou la majorité des membres
de chaque l'assemblée
peut décider la tenue de jours supplémentaires de séance.
Les jours et les horaires des séances sont déterminés par le règlement dechaque l'assemblée.
ARTICLE
ARTICLE
Hors les cas dans lesquels le Parlement se réunit de plein droit,
les sessions extraordinaires sont ouvertes et closes par décret du
Président de la République sur
proposition du Premier Ministre.
ARTICLE
Les membres du Gouvernement ont accès aux deux à
l’assemblée. Ils sont entendus quand ils le demandent.
Ils peuvent se faire assister par des commissaires du Gouvernement.
ARTICLE
Le président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de
la législature. Le Président du Sénat est élu après
chaque renouvellement partiel.
ARTICLE
Les séances des deux de
l’assemblée
sont publiques. Le compte rendu intégral des débats est publié au
Journal officiel.
Chaque L'assemblée
peut siéger en comité secret à la demande du Premier ministre ou
d'un dixième de ses membres.
ARTICLE
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation dans le cadre des engagements préalables des élus de la Nation.
Il dispose de l'administration et de la force armée.
Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévuesaux articles
49 et 50 aux articles
48
et 49.
(à voir)
ARTICLE
Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est
responsable de la défense nationale. Il assure l'exécution des
lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13
de l'article 27,
il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et
militaires.
Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus àl'article 15 l'article
29.
Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un conseil des ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.
ARTICLE
Les actes du Premier ministre sont contresignés, le cas échéant,
par les ministres chargés de leur exécution.
ARTICLE
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec
l'exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de
représentation professionnelle à caractère national et de tout
emploi public ou de toute activité professionnelle.
Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.
Le remplacement des membres du Parlement a lieu conformément aux dispositions del'article 25
l'article 6.
ARTICLE
Le Président de la République veille au respect de la
Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement
régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et de la République et du respect des traités.
ARTICLE
Le Président de la République est élu pour cinq
neuf ans au suffrage
universel direct.
Nul ne peut exercer plus dedeux
un mandats
consécutifs.
Les modalités d'application du présent article sont fixées par une loi organique
ARTICLE
Le Président de la République est élu à la majorité absolue
des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier
tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à
un second tour. Seuls peuvent s'y présenter les deux
trois candidats qui, le cas
échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent
avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
Si le candidat en tête au second
tour n'obtient pas 25 pour cent plus une voix du total des électeurs
inscrits, un nouveau scrutin complet est mis en place,
Le scrutin est ouvert sur convocation du Gouvernement.
L'élection du nouveau Président a lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice.
En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du Président de la République, à l'exception de celles prévuesaux
articles 11 et 12 à
l'article
29 ci-dessous, sont provisoirement exercées par le
président de l'Assemblée
et, si celui-ci est à son tour empêché d'exercer ces fonctions,
par le président du Conseil
Constitutionnel, ou par défaut de sa présence, par le
Gouvernement.
En cas de vacance ou lorsque l'empêchement est déclaré définitif par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constaté par le Conseil constitutionnel, vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après l'ouverture de la vacance ou la déclaration du caractère définitif de l'empêchement.
Si,
dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des
présentations de candidatures, une des personnes ayant, moins de
trente jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision
d'être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil
constitutionnel peut décider de reporter l'élection.
Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection.
En cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats les plus favorisés au premier tour avant les retraits éventuels, le Conseil constitutionnel déclare qu'il doit être procédé de nouveau à l'ensemble des opérations électorales ; il en est de même en cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats restés en présence en vue du second tour.
Dans tous les cas, le Conseil constitutionnel est saisi dans les conditions fixées au deuxième alinéa de l'article 61 ci-dessous ou dans celles déterminées pour la présentation d'un candidat par la loi organique prévue à l'article 6 ci-dessus.
Le Conseil constitutionnel peut proroger les délais
prévus aux troisième et cinquième alinéas sans que le scrutin
puisse avoir lieu plus de trente-cinq jours après la date de la
décision du Conseil constitutionnel. Si l'application des
dispositions du présent alinéa a eu pour effet de reporter
l'élection à une date postérieure à l'expiration des pouvoirs du
Président en exercice, celui-ci demeure en fonction jusqu'à la
proclamation de son successeur.
(comme c'est long, la suite est proposée ici )
P
R É A M B U L E . C O N S T I T U A N T
Il
s'agit de se pénétrer du texte de la constitution française, et
dans l'optique de former une assemblée constituante des citoyens de
notre pays, il me paraît sain de savoir de quoi l'on veut parler.
Il
s'agit là d'un tout premier jet, qui est guidé naturellement par
les convictions personnelles de l'auteur. Même s'il a été écrit
lentement, il n'est pas exempt de nombreuses erreurs, j'en suis
convaincu.
Je
suis parti déjà d'un constat différent des constituants
précédents : on ne saurait dissocier femmes et hommes dans
leurs droits et leurs devoirs, même s'ils accomplissent des tâches
différentes au même moment, surtout s'ils accomplissent exactement
les mêmes tâches au même endroit. La Constitution doit donc se
contenter de constater cette identité, sur laquelle il serait
malséant, au XXIe siècle « triomphant », de revenir.
J'insiste
sur cette nécessaire égalité, réelle et non octroyée du bout des
lèvres par des législateurs. D'elle seul découle la fraternité,
et à elles deux elles pourront dompter la liberté, dont on dit sans
y croire que celle de l'un finit là où commence celle de l'autre.
Second
principe qui me paraît important, il faut réitérer cette
évidence : le Peuple Souverain est supérieur à ceux qui ont
été élus ou désignés pour administrer les collectivités, de la
plus locale à la nationale. Dans la mesure du possible, l'expression
directe est préférée à la délégation, et de toute façon elle
lui est supérieure. Je pense là à ces référendums sur lesquels
des politiciens s'assoient allègrement. (article 3)
Il
n'est plus souhaitable que des partis s'accaparent le maniement de la
vie politique. Souvent manipulés par des forces extérieures, ils
forcent la main aux représentants du peuple, et pour des prébendes
et autres « bonnes places » distribuées ils imposent une
dictature de fait. Ils seront donc constitutionnellement bannis. Ce
qui n'empêchera en rien à des groupements politiques de débattre,
et de voir ces débats diffusés librement.
Pour
simplifier la vie politique, disparaît « la Haute Assemblée ».
Si litige il y a désormais, c'est le peuple, celui qui est concerné,
qui apportera ses remarques, voire ses censures à certaines
privautés des délégués en pouvant à tout moment par des voies
dont on peut débattre récuser un député ou un conseiller
municipal.
On
aura noté que les articles concernant le Parlement ont été
déplacés AVANT ceux qui gèrent les prérogatives du président,
afin d'en changer les préséances. Le président n'est plus ce qu'il
est devenu de fait, LE décideur final, mais une sorte de juge de
paix entre le Peuple et ses représentants en cas de litige grave et
difficile à départager.
On
notera, à la lueur de ce que nous avons précisé, que l'article 27
(devenu l'article 8 en raison de sa translation avant ce qui concerne
le président) perd ce qui pour moi était une aberration, le fameux
« Tout mandat impératif est nul ». Un mandat est
précisément là pour donner à quelqu'un le droit de gérer, dans
la limite de ce qu'il a donné dans son programme de gouvernement. Il
ne s'agit pas de tout encadrer, mais de donner des barrières. Si un
élu se trouve devant un cas qui dépasse son mandat, alors seul le
Peuple peut trancher.
Pour
le président, vu sa nouvelle casquette, il est élu pour plus
longtemps (continuité) mais sans renouvellement de mandat. Il ne
peut déclencher les forces armées en urgence que si le sol français
est attaqué - et non ses « intérêts ». Plus
« d'article 16 » bien sûr (ancienne numérotation).
Malgré tout, il est nécessaire qu'une personne soit là sur le long
terme pour « veiller au grain ». Par égard pour sa
charge, en cas de trahison de sa part c'est l'assemblée qui s'érige
en Haute Cour. En revanche, les membres du gouvernement seront jugés
par les tribunaux ordinaires s'ils ont failli dans l'exercice de leur
mission, aussi bien que selon les délits et crimes ordinaires.
Nous
en arrivons aux engagements internationaux. Fini, le tripatouillage
de la Constitution pour permettre de se plier à un traité. Si
celui-ci est non compatible avec le texte primordial, le traité ne
sera tout simplement pas signé.
Le
conseil constitutionnel sera bien plus indépendant, si ses membres
élus jusqu'alors par le sénat sont désormais désignés par le
conseil de la magistrature. De plus, c'est lui qui élira son
président, au lieu que ce soit le président de la république qui
s'en charge.
Dernier
changement, ô combien significatif : le Titre XV tout entier
disparaît, puisque la souveraineté du Peuple et de la nation est
totalement incompatible avec l'union européenne.
Résumons-nous.
Effectivement le président devrait, dans
l'esprit de la République Française, n'être qu'un arbitre entre
les différents Pouvoirs, le Législatif qui FAIT les lois du Peuple,
pour le Peuple, l'Exécutif qui donc exécute ce que les
représentants du Peuple (et pas de lobbies) ont décidé pour le
bien de tous, le Judiciaire qui veille à la droiture des personnes
physiques ou morales dans le cadre des Lois votées par le
Législatif, l'Informatif qui rapporte au Peuple ce qui est fait, et
a le droit plein et entier de commenter pour expliquer, voire donner
des OPINIONS présentées pour telles.
Jean-Claude
Cousin
NOUVELLE CONSTITUTION DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE --
PROJET
PRÉAMBULE
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis parEn vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun
ARTICLE PREMIER.
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.Cette partie est modifiée comme suit : La race humaine étant unique, la République assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
Dans cet esprit La loi s'efforce de favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
Titre premier - DE LA SOUVERAINETÉ
ARTICLE 2.
La langue de la République est le français.L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est « La Marseillaise ».
La devise de la République est
"De l'Égalité jaillira la Fraternité, celles-ci seront les bases de la liberté"
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
ARTICLE 3.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerceAucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage est toujours direct, universel, égal et secret.
Sont votants de plein droit et électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
ARTICLE 4.
LesLa loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des
Titre II - LE PARLEMENT
ARTICLE 24
5.
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement.
Il évalue les politiques publiques. Il comprend l'Assemblée nationale
Les députés à l'Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix-sept (nombre à débattre), sont élus au suffrage direct.
Les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale
ARTICLE 25
6.
Une loi organique fixe la durée des pouvoirs de Elle fixe également les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance du siège, le remplacement des députés o
Une commission indépendante, dont la loi fixe la composition et les règles d'organisation et de fonctionnement, se prononce par un avis public sur les projets de texte et propositions de loi délimitant les circonscriptions pour l'élection des députés ou modifiant la répartition des sièges de députés
ARTICLE 26
7.
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché,
arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis
par lui dans l'exercice de ses fonctions. Aucun membre du Parlement ne peut faire l'objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du bureau de l'assemblée
L'assemblée intéressée est réunie de plein droit pour des séances supplémentaires pour permettre, le cas échéant, l'application de l'alinéa ci-dessus.
Une pétition d'au moins 50 000 citoyens peut suspendre le mandat d'un député s'il outrepasse son mandat défini par son programme au moment de l'élection.
ARTICLE 27
8.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel et lié aux grandes lignes de son engagement en tant que candidat.
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat.
ARTICLE 28
9.
Le Parlement se réunit de plein droit en une session ordinaire
qui commence le premier jour ouvrable d'octobre et prend fin le
dernier jour ouvrable de juin. Le nombre de jours de séance que
Le Premier ministre, après consultation du président de l'assemblée
Les jours et les horaires des séances sont déterminés par le règlement de
ARTICLE 29
10.
Le Parlement est réuni en session
extraordinaire à la demande du Premier ministre ou de la majorité
des membres composant l'Assemblée nationale, sur un ordre du jour
déterminé.
Lorsque la session extraordinaire est tenue à la demande des membres de l'Assemblée nationale, le décret de clôture intervient dès que le Parlement a épuisé l'ordre du jour pour lequel il a été convoqué et au plus tard douze jours à compter de sa réunion.
Le Premier ministre peut
seul demander une nouvelle session avant l'expiration du mois qui
suit le décret de clôture.
Une nouvelle session ne peut
avoir lieu avant l'expiration du mois qui suit le décret de clôture.Lorsque la session extraordinaire est tenue à la demande des membres de l'Assemblée nationale, le décret de clôture intervient dès que le Parlement a épuisé l'ordre du jour pour lequel il a été convoqué et au plus tard douze jours à compter de sa réunion.
ARTICLE 30
11.
Hors les cas dans lesquels le Parlement se réunit de plein droit,
les sessions extraordinaires sont ouvertes et closes par décret du
Président de la République sur
proposition du Premier Ministre.
ARTICLE 31
12.
Les membres du Gouvernement ont accès Ils peuvent se faire assister par des commissaires du Gouvernement.
ARTICLE 32
13.
Le président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de
la législature.
ARTICLE 33
14.
Les séances Titre III - LE GOUVERNEMENT
ARTICLE 20
15.
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation dans le cadre des engagements préalables des élus de la Nation.
Il dispose de l'administration et de la force armée.
Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues
ARTICLE 21
16.
Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est
responsable de la défense nationale. Il assure l'exécution des
lois. Sous réserve des dispositions Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus à
Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un conseil des ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.
ARTICLE 22
17.
Les actes du Premier ministre sont contresignés, le cas échéant,
par les ministres chargés de leur exécution.
ARTICLE 23
18.
Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec
l'exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de
représentation professionnelle à caractère national et de tout
emploi public ou de toute activité professionnelle. Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.
Le remplacement des membres du Parlement a lieu conformément aux dispositions de
Titre IV - LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
ARTICLE 5
19.
Le Président de la République veille au respect de la
Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement
régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et de la République et du respect des traités.
ARTICLE 6
20.
Le Président de la République est élu pour Nul ne peut exercer plus de
Les modalités d'application du présent article sont fixées par une loi organique
ARTICLE 7
21.
Le Président de la République est élu à la majorité absolue
des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier
tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à
un second tour. Seuls peuvent s'y présenter les Le scrutin est ouvert sur convocation du Gouvernement.
L'élection du nouveau Président a lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice.
En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du Président de la République, à l'exception de celles prévues
En cas de vacance ou lorsque l'empêchement est déclaré définitif par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constaté par le Conseil constitutionnel, vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après l'ouverture de la vacance ou la déclaration du caractère définitif de l'empêchement.
Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection.
En cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats les plus favorisés au premier tour avant les retraits éventuels, le Conseil constitutionnel déclare qu'il doit être procédé de nouveau à l'ensemble des opérations électorales ; il en est de même en cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats restés en présence en vue du second tour.
Dans tous les cas, le Conseil constitutionnel est saisi dans les conditions fixées au deuxième alinéa de l'article 61 ci-dessous ou dans celles déterminées pour la présentation d'un candidat par la loi organique prévue à l'article 6 ci-dessus.
(comme c'est long, la suite est proposée ici )
mardi 1 novembre 2016
L'IMPORTATION EN FRANCE D'UN SYSTEME DE « PRIMAIRES » à l’américaine
De notre ami Denys Renaud
L'IMPORTATION
EN FRANCE D'UN SYSTEME DE « PRIMAIRES » A l’américaine
Après Halloween, les Primaires, les Républicains, …l'habitude d'importer en bloc et sans trop de discernement ce qui vient des États Unis semble désormais en passe de devenir chez nous une seconde nature...
Pourtant
la question doit se poser:
Y a -t-il avec ces « Primaires », progrès de la
démocratie ou degré supplémentaire de dérive du politique ?
L'importation progressive en France, et de façon extra-institutionnelle, de la pratique américaine de « primaires » pour la désignation des candidats à l'intérieur des grandes formations politiques vient bouleverser non seulement les habitudes électorales françaises mais encore l'esprit même de l'engagement politique et de son mode de représentation. Cette intrusion mériterait une réflexion approfondie et un débat public qui jusqu'alors n'ont eu ni la place ni le questionnement qu'on aurait pu en attendre.
S'agit-il d'un progrès de la démocratie ?
L'idée
que ce soit aux citoyens de choisir le candidat appelé à
représenter le courant politique dans lequel ils se reconnaissent
plutôt qu'aux appareils des partis de les désigner peut séduire à
première vue et apparaître comme un pouvoir accru rendu aux
citoyens.
Conséquences
négatives et effets pervers :
Toute
modification dans la pratique électorale doit être examinée dans
ses implications et conséquences et donner lieu à un bilan
critique. Justement l'instauration de ces primaires modifie
largement la donne.
Par
exemple, on créé artificiellement un effet d'emboîtement de type
poupées russes dans la mesure où on instille à l'intérieur des
formations politiques les mêmes compétitions, rivalités et
oppositions qu'au niveau de l'échiquier politique nationale ;
avec comme conséquences :
→ une
surenchère d'ambitions personnelles,
favorisant les manœuvres, les intrigues, les coups bas,
→ une
balkanisation des partis politiques, dans
lesquels les électeurs peinent à se retrouver, et qui laisse des
rancœurs, voire des rancunes chez les perdants de ces primaires
→ un
recours accru à la démagogie, pour
départager des personnes supposées normalement partager les mêmes
valeurs mais se retrouvant projetés d'un coup en rivalité,
→ une
personnalisation à outrance,
les programmes les nuances de lignes politiques finissant par
s'effacer et compter beaucoup moins que les enjeux de personnes,
→ une
féodalisation de la politique,
on se regroupe par
écuries avec
des « hommes
liges »
autour d'une personnalité supposée « présidentiable »
et non plus autour d'un programme,
→ une
augmentation du financement et donc du coût final des élections,
en obligeant à des campagnes, débats, temps d'antenne qui finit par
être encore payé par les citoyens,
→ une
dérive mécanique vers le bi-partisme,
seul les plus grandes formations ont les moyens d'organiser ces
primaires, les « petits partis » se retrouvent quasi
éliminés de ce système, exactement comme aux États Unis.
La
France n'est pas les États Unis :
Si le système des primaires américaines peut se justifier (encore
qu'il ne date que de la fin du XIX° siècle et n'est même pas
adopté par tous les États), par le fait qu'il s'agit là d'une
fédération d’États (par certains côtés proche même d'une
confédération), qu'il est propre aux États Unis et qu'il n'existe
nulle part ailleurs, il s'inscrit chez nous comme un postiche car la
France n'a ni la même histoire ni les mêmes structures
d'organisation, ni le même « esprit des lois ». Ainsi
par exemple ce qui est officiellement légal aux États Unis comme le
financement illimité des candidats par des groupes privés et des
lobbies, normalement en France tombe sous le coup de la loi au titre
du « trafic d'influences ».
La
boîte de Pandore des trucages :
Déjà des électeurs de gauche se proposent de voter dans la
primaire de droite, qui pour éliminer le supposé « pire »
dans la perspective d'une victoire adverse, qui pour placer le
supposé pire comme épouvantail dans l'espoir d'une victoire de leur
camp. Pour cela ils se soumettront à une fausse déclaration sur
l'honneur de partager les valeurs de la droite. Ainsi assistons-nous
à une dérive perverse des comportements électoraux vers des
pratiques de caniveau.
Un
président incarnant la Nation et devant se situer au-dessus des
partis :
Normalement d'après l'esprit de nos institutions, il n'y a pas en
France de « Spoils
system »
à l'américaine. Le président élu doit toujours se situer
au-dessus des partis. Avec les Primaires, comment dans ce contexte de
course d'obstacles afin d'obtenir par élection la légitimité des
adhérents et sympathisants de son parti et ainsi muni de cette
onction concourir à la compétition finale, pouvoir se situer
véritablement en-dehors d'eux ?
Inventaire
et bilan :
L'élection d'une assemblée constituante devrait avoir comme
première tache de faire l'inventaire et le bilan de la 5 ème
République et de ses évolutions ou involutions afin de pouvoir
réfléchir sur les bases institutionnelles d'une Constitution
rendant à la République sa dignité et aux citoyens le pouvoir qui
leur a été confisqué.
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